Souffrance

Publié le par Maelle

Marcher, toujours marcher. À travers sables volants nous brulant le visage. Avec ce soleil gorgé de lumière et de chaleur. Cette soif inévitable après la derniere goutte d'eau avalée. Souffrance. Comment la définir ? C'est bien simple : mort lente. Depuis le début du voyage, nous commençons à mourir, alors on se pose une question : quand aura-t-on fini de mourir ? Mais en vain. Ce voyage semble durer une éternité. Une éternité à peine entamée. Chaleur ; Notre souffrance prend source à la chaleur ; Chaleur émanée par le soleil. Ce soleil, on croirait qu'il rit, il rit de notre souffrance, nous qui nous croyons les maîtres du monde, nous ne résistons pas à la chaleur. Après il y a ce sable. Brulant. Magnifique. Magnifique mais dangereux. On croirait qu'il fait exprès de nous perdre, de nous couper du monde rien qu'en se déplaçant. On croirait qu'il fait exprès mais en réalité c'est le vent. C'est lui qui nous emporte tentes et draps; lui qui nous aveugle, lui encore qui empêche d'avancer et qui nous pousse en arrière. Avec tout ça vient la nostalgie. Elle qui nous attire longtemps, longtemps avant, aux temps heureux. Aux temps où il faisait bon, où l'eau et les fruits ne manquaient pas, où la famille nous côtoyait toujours. Nombreux d'entre nous subissent cette envie de retour en arrière pour retrouver femmes et enfants. J'en ai déjà vu certain d'entre nous être emporté par ce sommeil nostalgique, pour ne plus jamais revenir mais rester heureux aux temps anciens.

Malgré tout cela nous marchons.

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